La base de liens Encyclopédie Marikavel des noms de lieux. Lettre G
* Rivet & Smith, p. 364 :
SOURCE.
- Ptolémée, II,3,4 : Gabrantouikwn eulimenos kolpos ( = GABRANTVICUM ... SINUS).
In Ptolemy's form the expected composition vowel -o- is missing. Jackson explains in LHEB 34 that 'Greek ou is used to spell [u], and for [ou] oou is used; but the first o could easily be dropped as in 'Ordouikes for 'Ordoouikes' (in a variant in some MSS). Hence it is necessary to restore -o- in the present instance. The name is sometimes cited as Gabrantovicorum, supposing a nominative *Gabrantovici for the tribe, but since the other British and Gaulish peoples named with this element seem regularly to show -vices, 3rd declension, it seems best to make the present name conform to them with genitive plural -um.
DERIVATION. See the previous entry (= Gabrantovices). Ptolemy's entry in full means 'bay of the Gabrantovices suitable for a harbour', presumably a description owed to the Roman fleet. This is one of several Ptolemaic names that one may call 'descriptive' ; they are artificial and can have had no real currency, though potentially they were true place-names (especially Novus Portus, Ripa Alla). Others in Britain are Magnus Portus, Prominentia Litoris (cf. post Albim Prominentia in Germania Magna, II, II, 2) and Setantiorum Portus. See p. 116.
IDENTIFICATION. Uncertain : either Filey Bay or Bridlington Bay. In view of Ptolemy's relation of it to the PARISI (q.v.) (n, 3, 10), the latter is more probable.
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* Rivet & Smith donnent donc cet avis que : " En rapport avec l'indication de Ptolémée de la relation (du nom) avec les Parisi, le second site est le plus probable".

Étymologie :
- DR : Goislen-fontana, XIè siècle; nom d'homme germanique Gailo et latin fontana, fontaine, source.
- M. Coffin, Promenade géographique... : "Gosleni-fons; Goslanis-fons; Gollen-fons; Gollein-fons; Gollani-fontana; Goislana-fontana; Gouilefontenes; Goille-fontana; Guelle-fontes; Goillo-fontana; Gaillionis-fons; Gaillefontainnes; Goiselenfontaine; Gallefontaine; Gaiefontaine; Goslain-fontaine. Il ressort de tous ces mots que l'origine de Gaillefontaine est liée à une fontaine, c'est-à-dire à un puits ou une source près de laquelle s'installèrent des habitants. Il peut s'agir d'un groupement datant de l'époque gauloise (galli). Il peut s'agir aussi d'une source qui était la propriété d'un sieur Goslain ou Gosselin. On sait que beaucoup de noms de localités découlent d'un nom de famille"...
... "Quoi qu'il en soit, la version la plus répandue est celle de la racine gauloise".
- JCE : s'il n'y avait cette forme *G°SL°N-, j'aurais pu proposer une recherche faite par J-Y-Le Moing, Noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, p 432 : Jaille = marécage, terrain boueux. De toute façon, la référence à Galli me semble bien à rejeter. Le recherche doit se faire, me semble-t-il, vers un thème consonnantique *K°K, suivi d'un dérivé *(°L-n). Il reste à savoir si cela est du celte ou du germanique.
Archéologie :
- Butte artificielle, dénommée cressonnière; altitude 243m. (cf. M. Coffin, Promenade géographique ..., p 109).
- Squelettes portant des fers d'époque gauloise auprès de la ferme de Taburet (commune de Thil-Riberpré).
- (JCE) Le chantier de la route romaine venant d'Amiens à Rouen traverse le territoire de cette commune, et s'arrête brutalement près de la ferme des Grands-Herbages, sur la commune voisine Le Thil-Riberpré, à 800 mètres d'un mamelon qui porte le nom de Mont-Saint-Denis, pourtant situé à la même côte de niveau. Problèmes techniques ? problèmes politiques ? on ne sait pour l'instant pourquoi le chantier de la route est resté bloqué en cet endroit. Mais le fait démontre qu'Amiens et Rouen, deux capitales importantes du Bas-Empire, n'ont jamais été directement reliées par une route romaine spécifique et qu'il a fallu continuer à utiliser, à partir du carrefour du Pierrement, le réseau antérieur gaulois.
- Vase de terre contenant soixante pièces d'argent de l'époque franque.
Extrait de M.N Bouillet : Dictionnaire universel d'histoire et de géographie. Librairie Hachette. 1863.
GALICIE (royaume de), en allemand Galicien, :lite aussi Russie Rouge, et Lodomirie, province de la monarchie autrichienne, par 15° 50'-24° long, 2., et 47° 20'-50° 30' lat. N., entre la république I .le Cracovie et la Pologne russe au N., la Russie et la Moldavie à l'E., la Moravie et la Silésie à l'O., la Hongrie et la Transylvanie au S.; 590 kil. sur 170: I 4,891,279 hab. en 1843. Ch.-l. Lemberg. On la divise en 19 cercles : Lemberg, Wadowice, Bochnia,Ssandec, Iaslo, Tarnow, Rzeszow, Sanok, Sambor, Przémysl, Zolkiew, Zloczow » Tarnopol, Brzezani, Stry, Stanislawow, Czortkow, Kolomea, Czernovich (Cracovie y a été incorporé en 18Î6 ) : tous ont pour chefs-lieux des villes de même nom, sauf le cercle de Sandec, ch.-l. Neu-Sandee , et celui de Czortkow, ch.-l. Zaleszczyki. Sol plat au 3N. et à l'O., plus montagneux à l'E. Rivières principales : la Vistule, le Bug , le Pruth, le Dniestr et beaucoup d'affluents de ces rivières. Agriculture arriérée; terroir fertile en grains, lin, chanvre, tabac, plantes oléagineuses, légumes, fruits ; peu de vin. Gros bétail, bons chevaux, abeilles. Fer, cuivre, plomb argentifère, mais surtout sel gemme, qu'on y trouve en prodigieuse abondance. — Le nom de Galicie est tout moderne et ne date que de 1772. La contrée aujourd'hui connue sous ce nom portait autrefois le nom de Russie Rouge, et primitivement de Chrobatie Rouge ou Czerniensk (pays rouge). Au xè siècle, elle faisait partie des états de Miécislas I , roi de Pologne ; elle fut envahie à la fin du même siècle par le duc de Kiev?, Wladimir ou Wlodimir-le-Grand. C'est à cette époque que la Russie Rouge commença à porter le nom de Lodomirie, Plusieurs princes y formèrent alors des états indépendants, parmi lesquels on remarque le duc de Halicz (du nom duquel est dérivé le nom moderne de Galicie). En 1193, Roman, descendant de Wladimir, réunit toute la Lodomirie ; mais il fut tué à la bataille de Zawichost en 1206. Au milieu des guerres civiles qui suivirent sa mort, André II, roi de Hongrie, fit couronner roi de Halicz et de Wlodimir (de Galicie et. de Lodomirie) Coloman, son 2è fils (1214) ; mais il ne parvint jamais à le mettre en possession de sa couronne. Daniel, fils de Roman, se défît de ses compétiteurs (1246) et transmit sa couronne à Léon son fils, qui fonda Léopol (auj. Lemberg) et mourut en 1301. En 1340. Casimir, roi de Pologne, réunit définitivement la Russie Rouge à ses étals, et cette contrée suivit dès lors les destinées de la Pologne. Lors du premier partage de ce royaume, en 1772, l'Autriche fit valoir les droits qu'elle prétendait lui avoir été légués par André, roi de Hongrie ; à ce titre, elle réunit la Russie Rouge à son empire et lui imposa le nom de Galicie. On la divisa alors en Galicie orientale et Galicie occidentale. En 1809, les Polonais reconquirent la Galicie et la réunirent au grand-duché de Varsovie ; mais après les événements de 1815, la Galicie fut rendue à l'Autriche, qui en forma un royaume. En I846, elle s'iusurgea mais fut bientôt réduite et vit appesantir son joug".
Des détails archéologiques intéressants ont été donnés par A. Leduque, Ambianie, p 168.
Étymologie : Gammapium, 734. Etymologie non résolue. Apia = eau ?
- Ptolémée II,3,2 : Gagganwn akron ( = GANGANORUM PROMONTORIUM); variantes Kaiagkanwn ( = CAEANCANORUM); Iagganwn ( = IANGANORUM); Kagganwn ( = CANGANORUM), etc.
Identification : le cap de Braich-y-Pwll, à l'extrémité de la péninsule de Lleyn, en Caernarvonshire, Pays de Galles.
* Rivet & Smith, p. 366-367 :
Ptolémée, II,3,4 : Gariennon potamon ekbolai ( = GARIENNI FLUVII OSTIA); variantes Garuennon ( = GARUENNI); Garuenon ( = GARUENI); Garruenon ( = GARRUENI).
Pour explication étymologique, voir Gariannum / Burgh-Castle

* Rivet & Smith, The Place-Names of Roman Britain, p. 367 :
- Ravenna 10741 : CELOVION.
DERIVATION. The emendation Gelovium is that of R&C, and is reasonable given the frequency of c/g miscopyings. They indicate that *gelov- is 'sword' (Welsh gelau 'sword', used in river-names such as Aber-Gele(u); hence, with *-io- suffix, 'place on sword river'. In Middle Welsh geleu is recorded in slightly broader sense, 'sword, weapon, spear'. However, it is possible that Welsh geleu, gele, gel 'leech' (possibly connected with the word for 'sword' — the matter is much debated) is pertinent here also, and it cannot be denied that it might make a better sense.
In the general uncertainty about the very form of so many of Ravenna' North British names, this is as much as can be said. Dillemann (p. 70) regards Celovion as perhaps a corruption of Cilurnum, a fort of Hadrian's Wall; other names of the Wall are indeed duplicated in the Cosmography.
IDENTIFICATION. Unknown, but apparently in southern Scotland.
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>>> Selon Dilleman, il pourrait donc s'agir d'une confusion avec Cilurnum , sur le Mur d'Hadrien. Voir ce nom.

portion de l'Empire romain d'Occident, sur la rive ouest du Rhin, et dépendant de la Préfecture des Gaules. Elle contient les provinces :
- Germanie Ière / Germania Superior : Rauraci (Augusta Rauracorum / Augst); Triboci (Bracomagus / Brumath); Nemetes (Noviomagus / Spire); Vangiones (Borbotomagus / Worms); Caracates (Mogontiacum / Mayence).
- Germanie IIème / Germania Inferior : Ubii (Oppidum Ubiorum / Colonia Claudia Ara Agrippinensium / Köln / Cologne); Ubii (Vetera / Colonia Ulpia Trajana / Xanten); Ubii (Bonna / Bonn), Batavi (Noviomagus / Nimègue) ; Batavi (Oppidum Batavorum / Batenbourg).
Essais de localisation :
L. Kervran, Brandan (1977) : identification avec Tolente, à l'embouchure de l'Aber-Wrach, et en relation avec les Cassitérides, qui pour cet auteur, s'identifient à l'archipel de Molène.
Note J.C. Even : Pour l'identification de Tolente, voir étude : Genèse de la Bretagne armoricaine.
JCE : j'ai donné mon avis dans une petite étude de 1983 déposée chez Me Moulinier, huissier de Justice, à Lannion : Gesocribate, dont le nom signifie : la ville située à la pointe du cap (Geso-) en forme de crête (krib-), et distante selon TP de 110 km de Carhaix, correspond à la légendaire Ville d'Is ( castrum + Ges- > Ker + "-" Is), près de la Baie des Trépassés, ancienne Baie de la Fontaine, près du site de Trouguer (Traon - castrum), près de la Pointe du Van.
Gaesoriacum a été engloutie par la mer vers 293. Les autorités ont alors décidé de reconstruire la ville un peu plus en amont du vallon, afin d'éviter un nouveau désastre, d'où la naissance de Bononia / Boulogne-sur-Mer. Voir ce nom.
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* M.N Bouillet : Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (1863) :
"Gabali, ancienne province de France, dans le grand gouvernement de Languedoc, entre le Vélay, le Vivarais, le Bas-Languedoc, le Rouergue et l'Auvergne. Divisé en Haut et Bas, le premier dans les monts de la Margeride à l'Aubrac, le second dans les Cévennes. On y remarquait : dans le Haut-Gévaudan, Mende (chef-lieu général), Marvejols, Javoulx, Espagnac, La Canourgue, Langogne; dans le Bas-Gévaudan, Florac, Barre, Grisac ou Roure, Quezac. Il est aujourd'hui compris dans les départements de la Lozère et de la Haute Loire.
Après avoir fait partie de la Celtique, puis de l'Aquitaine Ière, du royaume d'Austrasie et du duché d'Aquitaine, le Gévaudan devint un comté sous les rois francs de la 2ème race. La maison de Toulouse posséda héréditairement ce comté du Xè au XIè siècle. A cette époque, Raymond de Saint-Gilles, comte de Toulouse, l'aliéna pour subvenir aux frais de la guerre sainte. On ignore la date précise de la réunion au Languedoc.
Il ne faut pas confondre le comté de Gévaudan avec la vicomté de même nom. Celui-ci avait pour chef-lieu Grèzes (Lozère). Il fut possédé au Xè siècle par Bernard, frère de Béranger, vicomte de Milhaud en Rouergue. Il passa ensuite dans la maison de Barcelone, puis dans celle d'Aragon, et Jacques Ier, roi d'Aragon, le céda à Saint-Louis en 1258".
(cf : Touvoyages. Écosse. 1983).


* Rivet & Smith, p. 367-368 :
SOURCE
- Ravenna 10546 (= R&C I) : GIANO R&C rightly emend Ravenna's form ; for i = l, see p. 203.
DERIVATION. There are two possibilities :
(a) Celtic *glano-s 'rein, glänzend' (Holder I. 2024), represented by Welsh glan 'clean, pure'. This is a common element in hydronyms : Glanis, a tributary of the Tiber (Pliny NH III, 53); Glanis, a river of north Italy (Strabo IV, 6, 9) and two other rivers of the same name, in the Ardennes and in Spain (Holder); Glane, a river of the Dordogne (Dottin LG 89); Glanate, Civitas Glannativa > Glandève (Basses-Alpes, France) ; etc.
(b) If the British name is really Glannum (with a geminated consonant simplified in Ravenna, as often), it could contain British *glanno- 'bank, shore', for which see CAMBOGLANNA. Rostaing ETP 172-73 prefers to explain all the names in our section (a) as having this *glanno- 'bank', since he thinks that *glano- 'pure' would not suit habitation-names; but this neglects the extent to which river-names were simply transferred to habitations. He speculates further that *gl- was a pre-Indo-European root in hydronyms, adopted into Celtic; and in view of the geographical spread of these names, this may be a useful idea.
It is impossible to decide which of the two British words, both equally appropriate, enters into the name. We cannot be sure whether this represents a river or a settlement: the fact that the name is not entered in Ravenna's river-list is no bar to its being a river, and it is to be noted that the next two names in the Cosmography, Eltabo and Elconio, are those of rivers. Two rivers Glen, in Lincolnshire and Northumberland, are derived by Ekwall from British *glano-. There seems to be no trace of such a name in south-west England.
IDENTIFICATION. Unknown, but evidently in south-west Britian. C. Thomas (Rural Settlement in Roman Britain, CBA Research Reports 7 (London, 1966), 86) suggests the possibility that the river Yeo (formerly Nymet) is meant, on the grounds that *glano- ('pure') could be equated with nemet- ('sanctuary'; see under Aquae Arnemetiae); but it is difficult to see why the one word should be preferred to the other.
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Signification discutée entre les racines *glano-s = pure, saint(e), et * glanno- = vallée, rive.
UN MONUMENTAL FAUX ET UNE MONUMENTALE ESCROQUERIE HISTORIQUES.
Glen = vallée, vallon; Columb = éponyme Columba, moine; Kille = église. >>> le vallon de l'église de saint Columba.
Nommée Glorecestre dans Perceval, p. 257
- lieu de naissance des empereurs du Saint-Empire : Henri IV , et Henri V.

- lieu de décès de l'empereur des Romains Henri II le Saint, ou le Boiteux

* Rivet & Smith, p. 370 :
SOURCE
- Ravenna, 10921 : GRADENA; variante GRANDENA.
DERIVATION. The variant suggests that -n- belongs in the name, and that it has been omitted from oher MSS by abbreviation (*grandina). Grandina in Lartin is 'hail'; for other Latin names among the western Scottish-inlands, see ANAS. Too mucht trust shoud not be placed, however, in Ravena's forms in his section
*IDENTIFICATION . Unknown, but apprently an isliand, perphaps off the west coast of Scotland".
Le Grand-Laviers se trouve à l'entrée du fond du Val, sur la rive droite de l'ancien cours de la Somme. (IGN : 2107-E).
Etymologie : formes écrites anciennes non communiquées.
a) du latin Lavatres, (?), en supposant une évolution Lava*r*es < Laviers.
On peut comparer ce nom avec celui de la station romaine de Bowes, en Ile de Bretagne, Yorkshire : Lavatris AI, Levatris AI; Lavaris (variante Lanaris) Ravenna; Lavatres ND.
ND donne aussi l'identité de l'unité stationnée à Lavatris (G.B) : Praefectus numeri exploratorum, Lavatres. Préfet de l'unité d'éclaireurs de Lavatris.
La discussion étymologique de R & S, Place-Names of Roman Britain, p 384, propose d'y voir le latin luo, lavo, lavatorium, lavacrum, correspondant à un gaulois lautro, pour désigner une ville de bains, ou le Vieil-Irlandais l*athar, l*thur, l*thor : canal, lit de rivière.
La tradition locale revendique l'idée de lavoir.
b) nom de château Tofflet : toþt, ferme + flot, inculte ? fleot (au-dessus) de la baie ? Guy de Toflet est cité comme témoin à la Charte de Noyelle sur la Mer (Noyelles-sur-Mer), en 1194
c) nom de lieu : la Rue du Flot
- Vieux-Français flot, cf fro = terre inculte et abandonnée ? (voir proximité du toponyme le Buisson Pouilleux), chemin public.
- germanique Fleot = baie ? (voir Ambleteuse)
JCE : en imaginant une aphérèse de *fl*t- > ' l°t, (?), on pourrait soulever une possible parenté avec le pluriel neutre gaulois Lét-av, pays plats, par extension pays marécageux, qui a donné le nom de pays Letavia, identique au nom du lieu de débarquement de Maxime par la Vie de Saint Goueznou.
Archéologie :
- Le Mont de César; lieu-dit d'Estrée (strata), au sud d'Amiens, en direction de Paris (A. Leduque, Ambianie, p 149).
- grande villa gallo-romaine; monnaies d'Antonin le Pieux.
Etymologie :
- A. Longnon, N° 2542 : "Grattepanche ..., où le substantif avec lequel il est combiné joue le rôle, non plus de sujet, mais de complément; panche est la forme picarde du mot panse, et Grattepanche, procédant de la même image que notre expression familière "se brosser le ventre" s'appliquait sans doute à un lieu dont la pauvreté était proverbiale dans la région".
- DR : reprise intégrale d'A. Longnon.
- JCE : L'interprétation semble curieuse si la forme ancienne donnée par A. Leduque, Ambianie, p 149, est bien Gratiani pagus. Ce dernier indice semble intéressant du point de vue onomastique pour deux raisons :
a) on sait que Valentinien Ier s'était établi à Amiens en été 367, et y avait proclamé son fils Gratien empereur, le vendredi 24 août 367. Il se pourrait que le toponyme représente une propriété qui aurait servi de résidence à ces empereurs. Du point de vue stratégique (!), Grattepanche se trouve située entre la chaussée Brunehaut d'Amiens à Beauvais, à 3,5 km, côté ouest, et la chaussée d'Amiens à Paris, à 2,5 km à l'est.
b) il est bon aussi de noter la présence du nom de commune Saint-Gratien, au nord d'Amiens, dans le canton de Villers-Bocage. Ce nom semble inspiré de celui d'un saint de ce nom martyrisé à Amiens sous Dioclétien.
JCE : peut-on tenter une comparaison avec la Pointe du Grouin, en Petite-Bretagne, fermant la Baie du Mont-Saint-Michel, côté breton, près de Cancale, pour essayer de trouver un correspondant près de Lillebonne ?
Aujourd'hui dans la région administrative non historique dite 'de Bretagne', département d'Ille-et-Vilaine; arrondissement de Redon; canton de Guichen , sur le Cabut, et ruisseaux de la Pelonnais, de la Herbaudière, de la Pibourdière, etc.
Histoire; Archéologie :
- JCE : Guines se trouve en bordure est de la Leulène, route romaine qui rejoint Thérouanne à Sangatte.
C'est à 2,5 km au sud-est de Guînes, sur le tracé même de la Leulène, qu'a eu lieu le jeudi 07 juin 1520 l'entrevue dite du Camp du Drap d'Or, entre les rois François Ier de France et Henri VIII d'Angleterre.
Le seul fait de cette rencontre à cet endroit prouve l'importance et la pérennité de la route : la Leulène.
Guînes a été ensuite le siège d'un comté important relevant de la couronne d'Angleterre, de 1352 à 1558.

Noms de pays :
Gwlad-yr-Haf = Somerset, comté du sud-ouest de l'Angleterre.
Noms de personnes :
Maxen Wledig =: Magnus Clemens Maximus Augustus. Usurpateur de 383 à 384. Empereur romain d'Occident de 385-à 388.
Cunedda Wledig : vers 425-30;
Emrys Wledig : Ambrosius Aurelianus, dux de Bretagne (?), Patrice (?), de 457-8 à 469-70 ?;




























































